dimanche 2 mars 2014

Les différentes méthodes d'évaluation d'une marque


Comme je le mentionnais dans un précédent billet intitulé « LA VALEUR FINANCIÈRE D’UNE MARQUE » :

« L'estimation strictement financière d'une marque dispose d'une large palette de méthodes (méthodes qui feront d'ailleurs l'objet d'un second billet) ».

Alors voilà, promesse tenue! Tel que mentionné, voici le moment de vous présenter ces différentes approches de valorisation d’une marque. Tout d’abord, je suis consciente que ce genre de billet peut facilement devenir lourd et chargé, c’est pourquoi je vais tenter de rendre la lecture de ce dernier agréable, mais surtout simple à comprendre. Selon les différentes sources que j’ai consultées pour la rédaction de ce billet, j’ai remarqué qu’il existe une multitude de méthodes pour évaluer la valeur financière d’une marque, lesquelles sont regroupées selon trois principales approches :

(1) L’approche par le marché consiste à étudier des transactions comparables. Cette approche nécessite d’identifier des transactions portant sur des marques réellement comparables et dont le prix a été rendu public. L’évaluateur doit donc identifier des marques dont les caractéristiques sont les plus proches de celles de la marque à évaluer en termes notamment de force et de positionnement de marché ou en termes de situation économique et financière. Les transactions portant sur des marques en tant qu’actifs isolés sont cependant peu fréquentes, limitant ainsi la mise en œuvre de cette approche. Bref, on oublie cette approche!

(2) L’approche par les coûts fait référence à tous les coûts qui ont été engagés pour la création de la marque ainsi qu’à ceux qui devraient l’être pour son remplacement ou sa reproduction. Cette approche peut être mise en œuvre uniquement lorsqu’il est impossible de considérer les autres approches d’évaluation et que l’on dispose de données fiables pour estimer ces coûts. En d'autres mots, on laisse tomber cette approche!

(3) L’approche par les revenus consiste à déterminer et à actualiser les avantages économiques attendus de l’exploitation de la marque sur sa durée de vie économique résiduelle. Même si l’approche par les revenus n’est pas non plus exempte de reproches, celle-ci semble plus pertinente et permet de mieux valoriser les marques en prenant en compte des variables issues du marché et du contexte économique. Dans l’approche par les revenus, le principal enjeu est de déterminer les flux de revenus attribuables à la marque. Dépendamment des auteurs et de la source retenue, il y a entre trois et quatre méthodes qui sont principalement évoquées pour déterminer les flux :
  • La méthode fondée sur les primes de prix (price premium) ou de volume
  • La méthode fondée sur les surprofits économiques (excess profit) dégagés par la marque
  • La méthode dite des redevances de marché (relief from royalty)

En conclusion, on retient que pour évaluer la valeur d'une marque, l'approche par les revenus est à privilégier. De plus, il est important de comprendre que la valorisation financière d’une marque nécessite également d’intégrer les dimensions marketing et juridique de la marque. L’évaluation d’une marque doit donc être réalisée à partir de l’analyse conjointe des caractéristiques financières de cette dernière, mais également marketing (fidélisation des clients, notoriété de la marque, image et attitude de la marque, positionnement relatif par rapport aux marques concurrentes, décision d’achat des consommateurs, etc.) et juridiques (protection et droits juridiques liés à la marque, aspect distinctif, champ d’application, capacité ou volonté du propriétaire de la marque d’exercer ses droits, etc.).

Sources :
(1) https://www.deloitte.com/view/fr_CA/ca/secteurs/consommation/fabricantsdebiensdeconsommation/8ddf85ed081fb110VgnVCM100000ba42f00aRCRD.htm
(2) http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/52/58/32/PDF/Beldi_et_al_2010.pdf
(3) http://www.lacademie.info/content/download/7745/120254/version/1/file/Evaluation+des+marques.pdf
(4) http://www.prodimarques.com/documents/gratuit/78/evaluation-financiere-des-marques.php

Tourisme Québec adopte une nouvelle image de marque


Le 28 mai 2012, lors de la réunion annuelle des intervenants et des décideurs de l’industrie touristique du Québec, les Assises du Tourisme, Tourisme Québec dévoilait sa toute nouvelle image de marque, laquelle se base sur une plateforme créative structurée incorporant le positionnement de la marque, ses valeurs, sa personnalité, le tout se déclinant dans un logo et dans un slogan.

La mission de Tourisme Québec est la suivante : « Tourisme Québec favorise, en concertation et en partenariat avec les intervenants public et privé, l'essor de l'industrie touristique dans une perspective de prospérité économique et de développement durable » (source : http://www.tourisme.gouv.qc.ca/organisation/index.php).

La nouvelle image de marque de Tourisme Québec intègre l’authenticité de la population québécoise, la créativité et la grande importance de l’interaction avec la nature. Cette nouvelle image de marque a donc une influence importante et déterminante sur les stratégies promotionnelles qu’utilise Tourisme Québec. En plus du reste du Canada et des États-Unis, qui représentent les deux principaux marchés hors-Québec de l'organisation, Tourisme Québec concentre ses efforts de promotion sur 16 autres pays, lesquels génèrent près de 84 % des visiteurs étrangers, dont la France (troisième marché en importance pour le Québec), le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Mexique (source : https://tourismexpress.com/nouvelles/nouvelle-image-de-marque-touristique-pour-le-quebec).

L’image de marque de Tourisme Québec repose sur quatre principaux éléments, soit un logo/slogan, une imagerie évocatrice, les particularités de la langue française au Québec et la localisation du territoire (source : http://fredericgonzalo.com/2012/06/18/nouvelle-image-de-marque-de-tourisme-quebec-original/).

Le logo/slogan « QuébecOriginal »

Le logo/slogan est simple et universel, notamment parce que le mot « original » est compris dans plus de huit langues. Il s’agit donc d’un logo/slogan très efficace et adaptable selon les marchés sur lesquels Tourisme Québec est actif.


Imagerie évocatrice

« L’intention est ici de montrer, par des images percutantes et des mélanges de plans rapprochés, sujets vivants, mouvements et couleurs, toute la richesse de l’offre touristique du Québec, son dynamise et ses contrastes » (source : http://fredericgonzalo.com/2012/06/18/nouvelle-image-de-marque-de-tourisme-quebec-original/).


Les particularités de la langue française au Québec

Ici, l’idée est de miser sur les particularités de la langue française propres au Québec, comme par exemple trippant, béluga, caribou, inukshuk, harfang, husky, carnaval, tuque, mitaine, carreauté, cabane, gadoue, et plusieurs autres.


Localisation du territoire

Le but de ce dernier élément est de représenter le Québec dans le monde et l’approche utilisée a d’ailleurs été inspirée d’un lien URL, comme le démontre l’image ci-dessous (au bas de l'image) :


Amérique du Nord / Canada / Québec / joie de vivre

« On identifie ainsi l’Amérique du Nord, le Canada, puis le Québec et enfin, le dernier éléments qui sera mis de l’avant par la publicité » (source : http://fredericgonzalo.com/2012/06/18/nouvelle-image-de-marque-de-tourisme-quebec-original/), dans ce cas-ci la « joie de vivre ».

Bien honnêtement, avant d'écrire ce billet, je ne connaissais pas cette nouvelle campagne de publicité mise en ligne par Tourisme Québec et je dois avouer que je la trouve très originale. Elle présente la province de Québec comme étant un endroit différent et une destination unique au monde. Chapeau!

Pour terminer, voici une troisième vidéo sur la ville et la grande région de Québec que j'ai particulièrement aimée.



vendredi 14 février 2014

Mot de bienvenue

Bonjour à tous! Nous vous souhaitons la bienvenue sur notre blogue. Les billets présentés sur ce blogue porteront sur le sujet suivant : L’impact de l’image de marque sur la performance et les activités de l’entreprise.

Tout d’abord qu’est-ce qu’une marque et comment définit-on l’image de marque? « L’image d’un produit, d’une marque ou d’une société correspond à la façon dont celle-ci est perçue par les consommateurs (1) ». L’idée que se fait le public par rapport à une marque ou une entreprise passe donc par une bonne (ou parfois même une mauvaise) connaissance de cette marque ou de cette entreprise, « connaissance acquise par les informations projetées par l’organisation, ainsi que par la façon dont ces informations sont perçues, comprises et intégrées par le public cible (2) ». Nous vous invitons d'ailleurs, avant d'aller plus loin, de visionner cette vidéo intitulée « What is a brand? ».


Deuxièmement, qu’est-ce que la performance d’une entreprise? La performance exprime le degré d’accomplissement des objectifs poursuivis. Ainsi, une entreprise performante doit être à la fois efficace et efficiente :
- Une entreprise est efficace lorsqu’elle atteint les objectifs qu’elle s’était fixée.
- Une entreprise est efficiente lorsqu’elle minimise les moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs qu’elle s’était fixée (3).

Plusieurs sujets seront couverts dans ce blogue, notamment les mesures de la performance d’une marque, les coûts reliés à la marque de commerce, la capitalisation d’une marque (brand equity), l’évaluation financière d’une marque, le traitement comptable adéquat, l’indice Interbrand, les marques émergentes, l’E-réputation et la performance boursière, le budget attribué à la conception d’une image de marque, le retour sur investissement d’une campagne publicitaire et les retombées sur l’image de marque, et plus encore.

Bonne lecture!

Camille Baril-Guérard
Julie Cloutier
Stéphanie Lepage
Maxence Willaume

SOURCES :
(1) http://www.definitions-marketing.com/Definition-Image-de-marque
(2) http://caddereputation.over-blog.com/article-36423098.html
(3) http://www.sabbar.fr/sabbar/Themes%20MDE/Entreprendre%20et%20diriger/Entreprendre%20et%20diriger/La_performance_de_l_entreprise.htm

La gestion de l'e-réputation d'une marque


 
Source: http://e-reputation.e-visibilite.com/gestion-e-reputation.php, tous droits réservés.

D’après Joël Chaudy, consultant en stratégie et ex-responsable du Community Management chez Microsoft France, la réputation « représenterait 70 % de la valeur des entreprises » [1].

Dans ce billet, nous allons nous intéresser plus particulièrement à l’e-réputation d’une marque, c’est-à-dire sa réputation véhiculée sur le Web.


Qu’est-ce que la e-réputation?


L’e-réputation, parfois appelée Web-réputation, cyber-réputation ou encore réputation numérique désigne l’image d’une personne physique ou morale sur tous les types de supports numériques (médias en ligne, réseaux sociaux, forums, messagerie instantanée, etc.). L’e-réputation correspond donc à l’identité de cette marque ou de cette personne à travers la perception des internautes.
Depuis l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), la réputation numérique revêt une valeur hautement stratégique pour l’image de marque, car lorsque celle-ci est positive et bien construite, elle représente un avantage concurrentiel. C’est pourquoi, à mon sens, l’e-réputation doit faire partie intégrante de la stratégie globale de communication et de marketing de l’entreprise. Depuis l’apparition des réseaux sociaux et du Web 2.0, la gestion de l’e-réputation est devenue primordiale pour construire et maintenir une bonne image de marque ainsi que pour garder le contrôle de sa visibilité accrue sur Internet.


Qui fait l’e-réputation des entreprises?
Nous vous proposons de découvrir une vidéo qui suggère une réponse à cette question :






La valeur ajoutée de l’e-réputation
Dans un précédent billet, nous avons parlé de la valeur financière des marques. Peut-on également apprécier la valeur ajoutée de la réputation d’une marque?

« Au-delà des indicateurs de valeur d'ajoutée tels que la Valeur ajoutée économique (EVA - Economic Value Added ®) et la Valeur de marché (MVA - Market Value Added ®), l'Observatoire de la Réputation [2] (association française) propose depuis 1994 l’indicateur RVAd ® (Reputation Value Added ®) : Valeur ajoutée de réputation. Cette valeur est appréciée selon une note, symbolisée qui va de R à RRRRR, avec une moyenne RRR » [3], en prenant appui sur le goodwill moyen du secteur d’activité de l’entreprise et la notoriété de celle-ci. Cet indicateur se fonde sur une démarche qualitative similaire au cabinet de conseil Interbrand (présentée dans notre billet « La valeur financière d'une marque ») mais reste encore théorique et sujet à davantage de recherches [4].


E-réputation, gestion des risques et performance de l’entreprise
Le cours de l'action est à la fois lié à la valeur comptable de l’entreprise, à travers les résultats publiés dans les états financiers, mais aussi à la valeur d'image et de réputation, notamment au niveau de sa responsabilité sociale. De même, les sociétés à capital fermé peuvent elles aussi être affectées par leur image et leur réputation : « une rumeur négative persistante peut détériorer la confiance des clients, des fournisseurs ou celle des employés de l’entreprise » [5], et ultimement sa rentabilité.

Source: http://e-reputation.e-visibilite.com/gestion-e-reputation.php, tous droits réservés.

Selon une étude intitulée Digital risk: The challenge for the CRO (2005), du magazine The Economist, le risque de réputation est le risque numéro 1 des entreprises [6].
De même, selon une étude plus récente du cabinet Deloitte réalisée au printemps 2013, la réputation est citée comme étant le risque le plus sensible pouvant affecter la performance et la stratégie d’une organisation. De plus, d’après le rapport publié, cette « problématique de la réputation est intrinsèquement liée à l’avènement aujourd’hui incontournable des médias sociaux. La connectivité quasi planétaire et l’instantanéité de ces réseaux où chacun est libre de s’exprimer, a considérablement complexifié la donne en matière de conduite stratégique de l’entreprise, de protection de l’image et de perception au sein des publics cibles » [7].

Pour conclure, Henri Ford déclarait : « Les deux choses les plus importantes n’apparaissent pas au bilan de l’entreprise : sa réputation et ses hommes » [8].


Sources:
[1] http://www.marketing-professionnel.fr/outil-marketing/interet-avantages-e-reputation-entreprises.html
[2] http://www.obs-reputation.org/?p=308
[3] http://www.les-infostrateges.com/actu/0901634/e-reputation-et-performance-economique
[4] http://www.obs-reputation.org/?p=226
[5] http://www.les-infostrateges.com/actu/0901634/e-reputation-et-performance-economique
[6] http://graphics.eiu.com/files/ad_pdfs/eiu_CRO_RISK_WP2.pdf
[7] http://www.leblogducommunicant2-0.com/humeur/rapport-deloitte-300-patrons-citent-la-reputation-comme-risque-n1-pour-lentreprise/
[8] http://citations.economiemagazine.fr/entreprise/les-deux-choses-les-plus-importantes-napparaissent-pas-au-bilan-de-lentreprise-sa-reputation-et-ses-hommes
http://www.filteris.com
http://blog.anthedesign.fr/sociaux/e-reputation-image/
http://e-reputation.e-visibilite.com/gestion-e-reputation.php